Réflexions sur la nudité

Se regarder nu

Ces trois photos prises avec le retardateur ont une histoire.

En 2016 je suis allé quelques mois en Inde du… premier janvier à début mai.

Là, je me trouvais à Kollur, où il y a le Dharma Pita de Sri Tathata, un maître indien que j’avais rencontré le 15 août 2015 à l’occasion de son passage à côté de Aix En Provence, à Saint Cannat.

Je m’y étais rendu, comme ça, sans rien attendre de particulier, sans espérer grand chose non plus tant j’étais dans un état un peu déprimé.

Or, à ma grande surprise alors que je ne l’avais jamais vu, que j’avais tout juste entendu parler de lui, à peine avait il descendu quelques marches pour rejoindre l’estrade que je fondis instantanément en larmes comme si une grâce me tombait dessus. 

Perdu dans la foule assis au milieu de quelques centaines de personnes, Cela m’était tombé dessus.

Peu après, la cérémonie du Darshan consistait à passer devant lui et de le regarder dans les yeux… et là, à nouveau une expérience très claire pour la conscience. 

Lorsque nous regardons quelqu’un dans les yeux, inévitablement, toujours, tout le temps, nous pouvons y percevoir quelque chose du caractère, de la personnalité, ceci, cela, des tas de choses en fait : c’est tellement riche, un regard. Les yeux sont le miroir de l’âme…

Là, cette sensation si claire était… qu’il n’y avait rien. L’impression était de plonger ou d’être immergé dans un ciel clair, pur, immense, sans nuages. Rien à quoi se raccrocher.

Ce fut très fort et très doux à la fois car les chants qui suivirent étaient pleins d’une joie tranquille, beaucoup d’amour et de simplicité…

J’ai donc accepté de recevoir la deuxième initiation appelée Dharmasnana. Voici le copier coller d’une courte description trouvée sur le net. 

Dharmasnāna

C’est l’initiation du chercheur qui est prêt et s’engage à suivre la voie du Dharma. C’est un processus de purification profonde des corps physique, pranique et mental par une pratique spirituelle (sadhāna)  que l’on s’engage à faire quotidiennement.

Cette purification implique aussi, pour les personnes qui reçoivent Dharmasnāna , de se défaire des habitudes qui entravent le développement de la conscience : fumer, boire de l’alcool, ou utiliser d’autres drogues, consommer de la chair animale (viande, poisson) ainsi que des œufs.

Cette initiation peut également être reçue en France.

Sauf que, je n’ai pas eu la volonté de suivre durablement cette pratique. Rapidement le courage m’a manqué. A l’époque, j’avais déjà commencé à manger très peu de viande et je me sentais capable de suivre cette discipline. C’est aussi cette initiation que m’a conseillé la personne à l’accueil. Peut-être aurais-je du commencer très humblement par la première, dont voici une courte présentation.

Anugrahasnāna

C’est une pré-initiation, une bénédiction, qui s’adresse aux personnes qui ont une forte aspiration mais qui ne veulent pas encore s’engager sur la voie du Dharma ou qui ne sont pas prêtes à arrêter la consommation de nourriture non-végétarienne, l’alcool ou la cigarette (et les autres drogues). Une pratique spirituelle est donnée pour se purifier et se préparer à grandir vers la voie du Dharma.

Cette initiation peut être reçue en France lors de la tournée de Sri Tathāta.

Bref, les mois passent et je me retrouve en Inde avec l’idée, entre autre, d’aller sur le lieu du Dharma Pita que Sri Tathata a fait construire. Et à ce moment-là, quelque chose me met quelques jours en ébullition. Il se trouve que le lieu attend dans les jours qui suivent des centaines de personnes pour la troisième initiation.

Agnisnāna

Cette initiation est l’étape qui suit Dharmasnāna. Elle se donne uniquement en Inde après une pratique assidue de Dharmasnāna de 6 à 9 mois minimum.

C’est une clef qui ouvre les portes menant  la réalisation du Soi ; elle active la connexion de l’âme individuelle avec la Conscience Suprême.

Sri Tathāta initie à un prāṇāyāma unique qui mène à la transformation cellulaire et accélère le processus vers la réalisation du Soi.

Le fait que je me trouve précisément sur les lieux alors que cette initiation va avoir lieu m’oblige à me demander si je ne devrais pas y participer. Et puis, l’humilité et plus encore, le respect, m’oblige à y renoncer. Je n’ai déjà pas eu le courage ou la volonté de suivre la discipline de la deuxième initiation, ce n’est pas pour recevoir la troisième initiation. Un peu de sincérité !

Voilà pour la petite histoire…

Une dernière chose, il m’est arrivé de rencontrer quelques communautés religieuses, spirituelles… ou laïques avec quelques éco villages, et je dois dire que la communauté de français autour de Sri Tathata m’a beaucoup ému. C’est l’une des plus belles communauté que j’ai rencontré. Quand je suis arrivé, il y avait notamment trois personnes qui étaient arrivées un peu avant et que j’ai « beaucoup » côtoyé pendant quelques jours, et je dois dire, que j’ai senti beaucoup, beaucoup d’amour…. sans faire de discours. Je reste très ému en y repensant. Et ce passage à Kollur pendant une bonne dizaine de jours reste l’un de mes meilleurs moments de mon passage en Inde.

Seulement voilà, c’était un peu trop fort pour moi et cela faisait naître un puissant conflit avec mon fort attachement à l’oeuvre deMère – Sri Aurobindo – Satprem. 

Et en attendant, je ne logeais pas sur place mais dans un hôtel meilleur marché en ville. C’était à 5 ou 10 minutes à pied. Et ces photos ont été prises dans la chambre d’hôtel.

Je me souvenais depuis longtemps d’une parole dite par Guy Monjo, qui fut le directeur d’une petite école de médecine traditionnelle chinoise à Paris vers place de Clichy.

C’était en 2009 et je m’étais inscrit à sa formation en deux ans. La première année étant consacrée aux bases fondamentales de la médecine chinoise et à l’apprentissage de quelques protocoles de massages, dont un, d’une efficacité assez redoutable pour tous les états disons… déprimés, en perte d’énergie.

Je devrais bien me le faire à moi même mais nul n’ignore que les cordonniers sont souvent les plus mal chaussés. Faire du bien aux autres est une chose, se faire du bien à soi en est une autre !

Nous étions sa dernière promotion et j’aime à voir cela quelque chose de fort de l’ordre du passage de relais entre un homme avec trente dans d’expérience dans la relation d’aide et ses élèves. Aussi, je n’ai jamais oublié qu’il nous invita un jour à nous mettre nu devant un miroir et à nous regarder. Vous ferez des expériences nous avait-il dit.

Il aura fallu 7 ans pour que je mette en pratique cette simple idée. Je m’étais déjà mis nu devant un miroir… d’ailleurs, je me souviens l’avoir fait quand j’étais enfant ou jeune adolescent. Mais comme ça, en passant. Là, il s’agissait de prendre de se regarder, de laisser venir les choses…

Je me suis donc mis nu devant le miroir et j’ai regardé encore et encore… jusqu’à qu’émerge une première constatation : « ce garçon a l’air triste ».

Vous me direz que je devais le savoir. Evidemment ! Mais, de le voir si concrètement fit que j’ai eu envie de poser un regard d’amour sur ce garçon. Le miroir opérant une sorte de mise à distance, de mise en lumière… enfin…à l’évidence, un processus thérapeutique, ou à défaut, un processus de soin, dans le sens de « prendre soin » était à l’oeuvre, s’enclencha….

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Dans cette situation, tout de même, que de jugements négatifs sur soi remontent… que cela en devient… étranglant. Spontanément, l’émotion traversée invite le corps à prendre telle ou telle posture, à faire tel ou tel geste spontané… tellement signifiant. 

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Je crois que j’attendais autre chose en commençant cette activité de modèle.

En 1996, 1997, j’étais avec Yolande ma compagne de l’époque et j’avais pris rendez-vous avec un prof de dessin pour poser dans ses cours. Le deal avec la maison de quartier était que je pourrais aller au cours de Tai Ji Quan. Ma compagne a été très claire : si je posais nu, si je faisais cela, c’était finit entre nous. Je n’ai donc pas posé et c’est seulement 15 plus tard, que j’ai commencé à poser à l’ISBA de Besançon.

Ou plutôt, c’est que j’ai été face à la difficulté d’exprimer. J’ai été face à autocensure. Quelle posture adopter ? Quelle expression prendre ? Et même si, intérieurement c’était très vivant, extérieurement, c’était assez neutre. Une posture du corps, bon…

Un exemple concret m’aidera à mieux dire ce que je ressens. Je ne me suis jamais autorisé à prendre des postures tourmentées, des expressions ou des postures qui témoignent de ce chagrin, de cette tristesse, de cet accablement que je ressens régulièrement et dont j’ai une certaine difficulté à sortir.

En exagérant un peu, je dirais que tout cela restait assez gentillet, pour des mémés qui viennent en cours du soir apprendre à dessiner… alors que, dedans, il y a une putain de souffrance, qui dans ce corps exposé nu, cet espace de liberté incroyable, en apparence, croyait pouvoir sortir.

Je croyais pouvoir me lâcher dans l’expression, et bien non, pour une raison ou une autre, ou plus probablement des tas de raisons, multifactoriel, je n’ai réussi à le faire que très partiellement.

Pour nuancer, je reconnais que mes expériences à l’HEAR de Strasbourg furent beaucoup plus riches… 

La vie m’amènera peut-être à expérimenter la danse contemporaine, le butoh… qui répondront peut-être mieux à mes attentes.

Serais-je le seul à avoir envie de participer à une expérience corporelle collective autour de la nudité ? Bien que cela reste une démarche assez rare, assurément non ! 

Ainsi, cet article est l’occasion de préciser que ma démarche avec la nudité n’est pas seulement artistique, esthétique :  il y a aussi un intérêt fort pour le concept de mise à nu, quelque chose qui relève d’une démarche psycho spirituelle.

9 Réponses à “Se regarder nu”

  1. Le 27 novembre 2017 à 10 h 51 min Laurent a répondu avec... #

    Ce texte éveille en moi une résonance intime avec un épisode de mes vacances en Espagne.
    Dans la maison familiale où j’étais, il y avait un étage un peu abandonné, qui servait de grenier pour de vieilles choses. Et tous les matins j’allais passer un petit moment seul dans cet endroit pour faire un peu de gym. Dans un coin, il y avait un miroir, en pied. Un vieux miroir, piqué, un peu voilé, qui déforme légèrement l’image.
    Moi qui ait toujours eu beaucoup de mal à accepter mon corps, je me suis surpris à apprécier de me placer face à ce miroir.
    Dans cette pièce, je savais que j’étais seul, à l’abri des regards et que personne ne me dérangerait.
    Il faisait chaud, très chaud au sud de Valence en Espagne. Je me suis déshabillé, et pendant 30mn ou plus, tous les jours pendant 3 semaines, je me regardais nu dans ce miroir, faisant mes petits exercices.
    Et le regard plein d’amertume et de reproches que je pose habituellement sur mon corps devenait progressivement plus doux, bienveillant. Je voyais même des aspects positifs. Bien peu hélas, mais cela m’a fait du bien.
    Et grace à ton texte, je me souviens à nouveau de cet état d’esprit.

  2. Le 28 novembre 2017 à 10 h 04 min nudart a répondu avec... #

    Merci Laurent pour ce partage.

    Je suis ému en le lisant ton texte et j’espère qu’il en touchera d’autres, qu’il donnera envie de se regarder vraiment.

    Non se regarder pour se regarder….encore que…..

    Prendre le temps de se regarder pour poser sur soi un regard bienveillant, un regard aimant….

    C’est ce que j’aimerais offrir aux personnes qui me rencontrent….

  3. Le 4 décembre 2017 à 17 h 59 min pierre a répondu avec... #

    je comprends tout à fait ton ressenti face à la nudité publique de ton corps. j’ai attendu d’être un homme déjà âgé pour que se précise chez moi ce désir de poser nu. de me montrer nu. Lors d’un festival de performances à Paris, j’ai rencontré une artiste chez qui la nudité était au coeur de ses performances. Y participaient des volontaires qui prenaient diverses attitudes, dans le cadre de la performance. Tous étaient nus, hommes et femmes. J’ai eu envie de participer à une telle expérience. j’en ai parlé à l’artiste, qui m’a convoqué pour le lendemain, avec un objet qui me caractérisait. Le lendemain, je suis venu avec ma première machine à écrire, l’objet qui a été le plus lié à mon activité professionnelle. Curieusement je n’ai eu aucune gêne à me mettre nu en public, ni même à circuler au milieu du public.mon corps, en représentation, n’était pas totalement moi.
    j’ai, depuis cette première expérience, participé de nombreuses fois à des séances de poses, en groupe, en public ou non, avec cette même artiste plasticienne.
    j’ai aussi posé , toujours en groupe, pour une artiste photographe qui nous demandait de prendre les poses qu’elle indiquait. Il y avait toujours une distance entre le corps que je montrais et moi.
    L’expérience a été différente lorsque j’ai posé, seul, face à un photographe, seul aussi. que j’ai pris les poses que je voulais. Là, je donnais réellement mon corps à voir. c’était bien moi. la nudité n’est pas neutre. être nu sur une plage avec des dizaines ou des centaines d’autres personnes nues, procure un plaisir simple, celui d’être simplement à l’aise.
    être nu face à un photographe qui détaille votre corps, qui en fait le sujet de son travail, qui en fait une image, c’est forcément beaucoup plus intime. On s’y implique. le rapport peut être beaucoup plus sensuel. Il y a un désir partagé et un cadeau réciproque, l’un donne son regard, l’autre son corps à voir. ça procure à la fois une sorte d’abandon et une sorte de trouble aussi
    On ne perçoit plus son corps de la même manière. C’est une expérience riche et, en quelque sorte, valorisante.
    ça m’a fait plaisir d’écrire cela. merci de m’en avoir donné l’occasion

    • Le 4 décembre 2017 à 19 h 52 min nudart a répondu avec... #

      Merci Pierre pour ton commentaire qui me touche par sa qualité et sa justesse.
      Il me donne envie de faire silence.

    • Le 4 décembre 2017 à 19 h 54 min nudart a répondu avec... #

      Est-ce que tu parles de Enna Chaton ?

  4. Le 4 décembre 2017 à 23 h 20 min pierre a répondu avec... #

    oui, c’est bien avec Enna que j’ai fait ma première expérience mêlant nudité et art.
    elle est ensuite venue souvent faire des photos chez moi.
    tu la connais?

    • Le 5 décembre 2017 à 1 h 04 min nudart a répondu avec... #

      De réputation… je veux dire que j’ai vu les vidéos qu’elle a publié sur Viméo.

      Les choses sont assez curieuses.

      Je l’avais contacté en 2015 suite à ma participation à ce festival de nudité urbaine e Suisse et nous avions échangés quelques mails mais elle ne m’avais jamais tenu au courant de ces projets. J’ai appris plus tard qu’elle fonctionnait différemment et qu’il fallait aller régulièrement sur son site.

      Et puis, depuis quelques mois, je ne retrouvais plus son blog d’avant et sur le nouveau, le formulaire de contact ne marchait pas. Je lui ai envoyé plusieurs messages qui sont tous revenus avec des messages d’erreur.

      Et puis, tu me parles de ton expérience, je ressens la vibration d’Enna Chaton au travers des mots que tu emploies, je fais une recherche sur internet et trouve aussitôt son email. Je lui ai donc envoyé un message et j’espère que cette fois,nous pourrons nous rencontrer. D’autant plus que, si l’information de son site est à jour, elle habite à Sète.

      Ce dont je me souviens parmi les vidéos que j’ai vu d’elle, c’est la convivialité. Il y en a une qui m’a particulièrement touché ou il y avait manifestement une belle ambiance, une belle énergie circuler entre les participants. Elle doit savoir créer du lien, créer une atmosphère….

  5. Le 5 décembre 2017 à 10 h 03 min pierre a répondu avec... #

    Il y a longtemps que je n’ai pas vu Enna. La dernière fois que j’ai participé à une de ses performances c’était au Palias de Tokyo, à Paris. Nous étions nus sur des barques et voguions sur l’eau. !!
    Enna est venue très souvent chez moi pour faire, non des performances vidéo, mais des photos. Elle vient je pense moins souvent à paris… ça me manque un peu. Elle a en effet la faculté de créer des liens entre les participants.
    Maintenant elle performe un peu partout. J’ai un ami qui venait poser régulièrement à la maison avec elle et qui la suit beaucoup. Je regrette de n’(être pas allé à Venise avec lui, lors de la performance d’Enna dans l’expo de Céleste Boursier à la biennale.
    J’espère qu’un jour elle retrouvera le chemin de la maison…
    Je n’ai jamais posé dans des cours d’art… je n’ai aujourd’hui ni l’âge, ni le physique… ce doit être une expérience très différente. On est vraiment anonyme, devant un parterre d’inconnus.
    Avec Enna ou avec Ève, nous sommes plusieurs modèles (et nous finissons par nous connaître tous) devant une seule personne.
    Et lorsque je pose seul, pour un photographe, l’expérience est encore différente.

    • Le 5 décembre 2017 à 14 h 01 min nudart a répondu avec... #

      Ce sont des périodes…. les choses et les événements vont et viennent, c’est l’impermanence de la vie.
      Le fait de parler d’Enna, de penser à elle va faire qu’elle aussi…va penser à toi. Qui sait ?
      J’ai eu une période assez intense à l’HEAR de Strasbourg en novembre – décembre 2016 où j’ai posé environ 20 heures par mois : c’est beaucoup, je n’avais jamais autant posé. Et puis je suis parti 5 mois en Inde de janvier à mai, puis à mon retour, c’était presque les vacances, et puis j’ai déménagé à Sète en septembre, et le temps de me poser, de trouver quelques points de repères, tout a été en stand bye.
      Et puis c’est revenu : j’ai créé ce blog, ouvert un compte viméo et hier j’ai envoyé un email aux ateliers du Singe Vert à Montpellier et je vais poser lundi prochain.
      Tout ça pour dire que si c’est juste pour toi, quand cela sera le moment, l’occasion de poser se représentera certainement.
      Maintenant tu as raison, poser pour un photographe est une chose, poser en atelier est quelque chose de différent… qui demande à mon avis, surtout une assez bonne condition physique.
      Maintenant, cela me fait penser à une question au sujet de la photo.
      Les photographes pour qui j’ai posé me laissaient assez libre de prendre les poses que je voulais… mais j’ai entendu dire que d’autres photographes étaient très exigeants sur la posture en elle-même… que dans toute une séance,il pouvait n’y avoir qu’une photo, ou quelques unes. C’est une façon tellement nouvelle, tellement particulière de travailler, que j’aimerais bien essayer pour me rendre compte de ce que c’est, pour sortir du connu…

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