Séances modèle vivant

Calame et bougie

Cet après-midi, séance de poses dans l’atelier de Joël Monnier à Saint Jean de Védas (voir son site, « L’Art quotidien » ci-contre dans la liste des favoris). 

Une belle rencontre, un grand respect du modèle, une ambiance à la fois tranquille et légère et un travail dans de très bonnes conditions avec une série de poses de 10 minutes. Suffisamment long pour rentrer un peu dans l’expérience de la posture et suffisamment courtes pour que cela soit confortable, varié, dynamique.  

ASSIS DOS GAUCHE

Tout étant parfait d’un bout à l’autre, il se trouve que j’aurais été en grande difficulté pour me rendre par mes propres moyens à l’Atelier mais la divine Providence faisant que Joël habite à quelques centaines de mètres de chez moi, je fus même emmené directement sur place. Que demander de plus ?

Je me suis tout de même fait une fois surprendre par une posture avec un bras en l’air. En qi gong, nous avons des postures les bras levés à l’horizontale pendant parfois 30 minutes alors j’imaginais qu’avec un bras parfaitement à la verticale l’énergie coulerait naturellement vers le bas et que les 10 minutes passeraient comme une lettre à la poste. Que neni ! Au bout de 7 ou 8 minutes environ, le bras fut parcouru de tremblements…

DOS BRAS LEVE 1

DOS BRAS LEVE PROFIL

Mis à part ce moment délicat, tout le reste de la séance s’écoula pour moi d’une façon très agréable et les postures s’enchaînant je pense avec une certaine fluidité.

ASSIS TASSE 3

ASSIS TASSE

ASSIS TASSE 3

GENOUX PLIES 2

J’ai aimé utiliser le volume de l’estrade et j’ai eu envie à un moment donné de jouer sur les différences de hauteur et puis… le corps en a décidé autrement. 

COUCHE 1

J’ai pu m’amuser à expérimenter quelques postures un peu difficiles, peut-être davantage pour les élèves que pour moi d’ailleurs. J‘aime assez « laisser le corps choisir », encore qu’il soit un peu difficile de mettre de côté ce mental volontiers intrusif et contrôlant…

MAIN PIED 2

Je fus même surpris de la fin de l’atelier, le temps est passé très vite, et à mon retour je suis allé directement à une conférence sur la méditation de pleine conscience alors que j’imaginais que je serais trop fatigué pour y aller. Me voilà donc engagé dans un cursus de 8 semaines pour apprendre ce processus. Je me suis dit : quand une opportunité de qualité nous est proposée à portée de main, il faut saisir sa chance. Si cela avait été à Pétaouchnoc, j’aurais été sensiblement moins emballé.  

Cette séance de poses m’a donné une vraie joie, quelque chose de très tranquille, pétillant…  

JOËL MONNIER

Un dessin qui me touche plus que les autres….

Voilà pour le point de vue du modèle…

Maintenant, le plus significatif peut-être, fut que c’est la première fois que je travaillais avec un professeur qui utilise le calame et la bougie. Je connaissais à peine le nom et rien de cette technique et je dois dire que le résultat est assez impressionnant je trouve. Cela donne de très beaux dessins, moins dans le figuratif, l’académique mais qui laisse une place pour tout le reste : le mouvement, l’énergie, l’atmosphère, le mystère, quelque chose qui échappe, moins dans le contrôle justement… 

Rendez-vous pris pour le mois prochain…

Et la vie désireuse de me gâter encore davantage, à mon retour de cette conférence sur la pleine conscience et de cette belle journée, j’avais ENFIN un mail très gentil de Enna Chaton, une artiste plasticienne de Sète connue pour ses performances nues que j’ai contacté plusieurs fois depuis quelques années sans jamais avoir de réponses. Et bien voilà, la réponse est venue et cela ouvre sur de nouvelles perspectives…

A suivre… 

Une réponse à “Calame et bougie”

  1. Le 14 janvier 2018 à 14 h 36 min Pascal a répondu avec... #

    Il y a des jours comme cela, tout est fluide, tout se passe bien, nous arrivons à l’arrêt de bus au moment où celui-ci s’arrête, les gens, la vie nous sourit, milles petites choses insignifiantes nous font d’aimables clins d’œil, l’air est léger et d’autres jours où tout coince, tout grince : le bus s’en va quand nous arrivons, nous regardons l’heure d’un air maussade et il est 14-18, nous cherchons une rue sans la trouver…

    Et à quoi cela tient ? Où est le passage de l’un à l’autre ?

    Et cette pensée-impression idiote et dangereuse qui nous traverse, dangereuse parce qu’elle se croit sage en prétendant que la vie ne peut-être heureuse trop longtemps alors que l’âme sait que l’état heureux est l’état naturel et l’état vrai.

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