Qi Gong Nu

CHEN PI

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Cette posture s’appelle CHEN PI

La traduction imagée est « pousser la montagne » 

En stage, professeur Xi nous a progressivement amené à 25 minutes. Dans son école, il a commencé par 45 minutes, puis une 1 h 30, puis 3 heures. Au-delà des différents effets bénéfiques de la posture, professeur Xi nous a raconté aussi qu’en Chine il existe une grande quantité d’histoires de guérisons miraculeuses liées à cette pratique. 

Cette pratique de haut niveau issue du Gong Fu révèle rapidement des douleurs dont il convient d’expliquer le sens et les effets bénéfiques recherchés. 

1) En médecine chinoise, nous disons que la douleur est le signe que le qi est bloqué ou qu’il circule mal. Le premier intérêt de l’exercice est de dissoudre des blocages de qi très profonds dans les bras, les épaules, les omoplates, les trapèzes, la nuque…

2) Un autre intérêt est de nous apprendre à utiliser notre conscience. La seule façon de tenir la posture est de se relâcher. Alors nous entraînons notre conscience à donner des instructions de relâchement aux bras, aux épaules. Et nous entraînons notre corps à suivre les indications de notre conscience. 

3) Un autre proverbe issu de la pensée chinoise dit : « si tu veux trouver la sérénité, détend tes articulations ». Or cet exercice a pour effet d’ouvrir les articulations de l’épaule, de la cage thoracique, du haut de la colonne vertébrale. 

4) Un autre intérêt de l’exercice est réellement d’ouvrir le coeur alors quelque chose d’assez délicieux commence à se faire sentir, un nectar de douceur se répandre dans les bras.

5) Cette posture a des effets très bénéfiques pour la santé des Poumons et du Coeur.

6) Face à la difficulté, notre mental s’agite de toute part, proteste, hurle, crie, manifeste son mécontentement et c’est l’occasion d’entraîner notre esprit à rester calme et stable en toute circonstance. 

Notre société moderne avec tout son confort nous as rendus mous, faibles et grincheux. Nous ne supportons plus le moindre inconfort. Nous découvrons qu’avec l’aide de notre conscience, nous pouvons devenir plus fort et traverser la douleur, sans en être affecté, et la transformer. Chaque fois que nous augmentons la durée, nous renforçons notre force et notre volonté. 

7) Alors nous commençons à faire une découverte d’une importance capitale sur le chemin de la connaissance de soi.

Nous découvrons que c’est notre ego qui souffre, qui se plaint, qui proteste, qui est mécontent.

Et nous commençons à découvrir une autre partie de nous-mêmes, indifférente à tout cela, une partie de nous-mêmes qui ne souffre pas, qui reste calme et paisible, heureuse et souriante.

Nous commençons par le sentir d’abord assez confusément, puis plus clairement.

Or, nos professeurs qui ont fait le chemin avant nous et sont allés plus loin que nous dans l’exercice savent ce qu’il y a au bout, ils savent ce qu’est cette chose qui ne souffre pas, et ils nous expliquent que c’est notre Soi, notre Moi véritable, notre être authentique. 

Et parfois, quelques instants, quelques minutes, il se passe quelque chose d’un peu étrange et délicieux : la douleur disparait, nos bras, nos épaules semblent fondre, se transformer en qi, se fondre dans une autre conscience. 

L’exercice est difficile et moins difficile qu’il n’y paraît quand nous commençons à trouver le passage de notre ego à notre Moi véritable.   

Et la perception du temps change, il n’a plus d’importance. Si les pratiquants de cet exercice tiennent une heure, deux heures, c’est parce qu’ils sont passés dans un autre état de conscience, un état de conscience où la douleur n’existe plus… 

La clef de cet exercice est de cesser l’identification ignorante et mensongère avec le corps, les sensations du corps, avec les émotions que la difficulté de l’exercice fait survenir, avec les pensées du mental. Notre être véritable n’a rien à voir avec tout cela. Tant que nous ne sommes pas en possession de notre être véritable nous sommes dans l’ignorance de qui nous sommes, nous restons prisonniers de nos émotions, de nos conditionnements.

Le premier aboutissement de cet exercice est de nous aider à trouver notre être véritable.

Et le chemin ne s’arrête pas là ; il y a encore un travail à faire pour atteindre la liberté véritable, car pour l’instant, nous sommes encore esclaves de notre éducation, de nos conditionnements, de nos émotions, de nos limitations, de notre ignorance… 

C’est un exercice magnifique pour lequel j’ai beaucoup d’amour parce qu’il est sans tricherie. Un exercice qui nous met face à nous-mêmes. 

Tu es ou tu n’es pas ?

Satprem

*  *  *

« La victoire est au plus endurant. »

Mère 

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